Vivre d’amour et de réseaux sociaux

On ne vante plus les mérites de l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre professionnel ainsi que les avantages du portail professionnel LinkedIn. A l’heure où chaque entreprise prône les réseaux sociaux pour une meilleure productivité, les couples d’amoureux prônent également ceux-ci pour plus de sincérité.

Après avoir permis de présenter et d’organiser notre vie sociale et professionnelle, le Web donne aujourd’hui l’occasion aux couples, quels qu’ils soient, de s’exprimer via les réseaux sociaux Couple Street et Coupliz.

Comme un signe envoyé par Cupidon, ces sites ont vu le jour en France le 14 février 2012 du fait de la nécessité de rationnaliser la communication de vie de couple sur une seule plateforme, selon les concepteurs. Fini donc les petits Post-It en forme de cœur sur le frigo puisque ces deux réseaux sociaux sont considérés comme les nouveaux pense-bête 2.0 des amoureux.

Au niveau de la fonctionnalité, Couple Street et Coupliz fonctionnent de manière semblable par rapport aux réseaux sociaux dits traditionnels. L’inscription est gratuite et donne accès à un espace virtuel commun. A la manière d’un pense-bête, la fonctionnalité « agenda » est la plus utilisée sur les deux réseaux sociaux. Elle permet de rappeler les dates romantiquement importantes telles que : anniversaire de rencontre, anniversaire de mariage, anniversaire de la belle-mère. Quoique le dernier étant loin d’être enchanteur, il permet néanmoins d’éviter l’incident diplomatique au prochain réveillon de Noël.

L’autre fonctionnalité intéressante mais plus contraignante est la « liste ». En effet, l’espace est dédié à toutes listes thématiques utiles aux couples, à savoir : liste de courses, liste des tâches ménagères etc.

Dans l’ère actuelle du 2.0, l’avantage de ces sites est qu’ils donnent l’occasion aux couples de communiquer l’un envers l’autre sans s’exposer aux yeux de tous ! Néanmoins, ce concept étant encore récent, il est encore trop tôt pour pouvoir juger de sa réussite et de son potentiel de développement pour l’avenir.

Et vous, pensez-vous que les couples aient besoin de tels sites dédiés au bon fonctionnement de ceux-ci ?

Quand relation extraconjugale rime avec produit commercial!

L’adultère a toujours existé. Cependant, il aura fallu attendre les prouesses d’Internet pour faciliter celui-ci.

Certes l’adultère peut survenir suite à une rencontre fortuite mais lorsqu’un jeune américain, Teddy Truchot, décide en 2009 de faciliter ce genre de relation via la création d’un site de rencontre exclusivement dédié à cette démarche, on doute qu’il s’agisse encore d’une erreur de passage. C’est ainsi que le site Gleeden.com a vu le jour. Les lovers de l’ombre n’ont dès lors plus à cacher leurs réelles intentions sur les sites de rencontre tels que Meetic, ni même à appâter le poisson pendant des heures sur Facebook ou MySpace.

Il ne suffit que de quelques clics finalisés par le paiement de son inscription pour devenir un ou une infidèle assumé(e). En effet, grâce à Gleeden la tromperie n’en est plus une. Mieux encore, ce n’est même plus un mensonge. De par son unique présence sur le site, l’internaute affiche clairement son intention et son envie de commettre l’adultère ! Décidément, on se marie vraiment pour le pire.

Même si l’on peut qualifier le but de ce site choquant, certains se défendant qu’il s’agit de vivre avec son temps et les facilités que l’on nous offre, le plus choquant est de promouvoir l’adultère et Gleeden l’a fait !

Le lundi 20 février 2012 à l’occasion de la sortie du film Les Infidèles avec les acteurs Jean Dujardin et Gilles Lellouche, Gleeden a lancé sa campagne publicitaire. Ainsi, ce ne sont pas moins de 1.500 affiches qui ont envahi la Belgique.

« Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu », on pense d’abord à une bonne blague. Puis, en scrutant ces affiches et ce slogan on se rend compte qu’il s’agit de la promotion d’un site pro-adultère.

Même si le slogan et l’image (une pomme croquée) déroutent le public, c’est surtout l’idée d’inciter les personnes mariées à faire des rencontres qui le choque. Une plainte a dès lors été déposée au Jury d’éthique publicitaire.

Gleeden a bien évidemment assuré sa défense en avançant l’argument que le marché des rencontres comprenant déjà quantité de sites ayant leur spécificité (pour les gays, les juifs, les musulmans etc.), Gleeden est quant à lui un site conçu comme une plateforme communautaire sur laquelle il est possible d’échanger des conseils, son désir d’adultère…

Gleeden se vante même d’avoir une portée sociologique en publiant des études sur les thèmes de l’avenir du couple, les valeurs du couple… Qui l’eut cru que l’adultère était plus qu’une partie de jambe en l’air !

En résumé, Gleeden souhaite tout simplement nous rendre heureux et le prône tout au long du site «habituez-vous à être heureux».

C’est sûr payer pour se rencontrer puis copuler et ensuite divorcer, fallait y penser !

Et vous, pensez-vous qu’il faille promouvoir de tels sites ? Votre avis nous intéresse !