Jeunesse 2.0 ?!

Depuis quelques années, nous assistons tous à l’évolution du web et à l’expansion des réseaux sociaux. En effet, le web s’est transformé, petit à petit, en un outil de collaboration, devenu « web 2.0 ».

Web 2.0 et médias sociaux 

Le « 2.0 » est un phénomène d’envergure mondiale qui promeut la participation active des individus et la multiplication des échanges interpersonnels, qu’ils soient pour le compte d’un individu ou d’une entreprise. C’est dans ce contexte que les médias et réseaux sociaux feront leur apparition.

Selon l’Institut Français de l’Education, les médias sociaux peuvent être définis comme suit : « Il s’agit globalement de tous les outils et services qui permettent à des individus de s’exprimer en ligne dans le but de rencontrer des pairs et/ou de partager ou créer des contenus avec eux ». Les réseaux sociaux font donc bel et bien partie des médias sociaux.

Plus précisément, Kaplan et Haenlein distinguent six types de médias :  » Les projets collaboratifs comme Wikipedia, les blogs (WordPress), les microblogs (Twitter), les communautés de contenus (YouTube, FlickR), les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, etc.), les jeux virtuels (World Of Warcraft), les mondes virtuels (Second Life) ».

La connexion en développement

Internet est devenu un outil incontournable, et particulièrement pour la jeunesse numérique qui y baigne depuis sa plus tendre enfance. Tout le monde désormais possède un ordinateur chez soi.

De plus, les moyens de connexion ne cessent de se développer avec l’apparition de Smartphones, véritables petits bijoux de la technologie. Tout le monde peut se connecter à internet et ce n’importe où, n’importe quand.

Les risques

C’est ici que le premier problème se pose, l’« over connexion », ou une certaine addiction aux réseaux sociaux et aux pratiques connectées. Selon l’étude « Generation M2 », les jeunes de 8 à 18 ans ne passeraient pas moins de 7h30 à consommer des contenus numériques par jour.

Apparaît dès lors un second problème, celui des contenus. En effet, sur Internet, nous pouvons trouver tout et n’importe quoi : une information ou un contenu vérifié, vrai, servant à la communauté, comme une information totalement fausse, ou encore des contenus choquants, pouvant heurtés la sensibilité de certains.

D’ailleurs, une étude, menée par l’UNAF, l’Action Innocence et la CNIL, en France, a démontré que plus d’un tiers des enfants et jeunes âgés entre 8 et 17 ans ont été choqués ou gênés par du contenu numérique. Voici les principaux éléments qui en ressortent :

  •  « Le réseau social est un espace plutôt civilisé mais les risques y sont démultipliés par la résonance d’internet. 18% des 8-17 ans y ont déjà été insultés.
  •  Plus d’un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d’abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes.
  • Quand ils ont été choqués, seuls 10% d’entre eux en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille ».

Ajoutons que les réseaux sociaux peuvent être à la base d’un sentiment de mal être, de troubles psychologiques et de dépression chez les enfants et adolescents, qualifiés maintenant de « dépression facebook ».

Enfin, un autre problème important serait, pour les jeunes, celui de différencier correctement la vie réelle de la vie virtuelle. Les adolescents considèrent la vie sur les réseaux sociaux comme réelle. Toujours selon l’étude de l’UNAF, « pour les enfants et les adolescents, la relation sur le réseau n’est pas virtuelle. Ils sont dans la vraie vie ; 92% utilisent leur vraie identité et livrent beaucoup d’informations personnelles ».

Tout de même …

Pour conclure, notons tout de même que les médias sociaux sont également de formidables outils de collaboration et de participation. Le tout est de bien faire la différence entre « vie privée » et « vie publique ». Un conseil pour les parents ? Parlez-en, sensibilisez vos enfants aux risques d’Internet et surtout laissez-les s’exprimer. L’écoute, la sensibilisation et le dialogue sont les trois maîtres mots !